mardi 6 décembre 2011

Un champ de soucis...





Je connais un chemin d'herbe verte qui sort d'un petit coin,
et comme une rivière, serpente le long des champs,
puis d'un bois feuillu, où nul jamais ne vient.
Où jamais un oiseau ne se pose, pas un cri d'enfant.

Leur musique à la lune. L'endroit est scellé,
Un vide si souverain, celui d'une chanson sans voix,
Et tous les silences inquiétants tuent le temps passé.
Celui-ci n'est pas d'or, il me rappelle l'absence de toi.

Ainsi est mon âme, qui deviendra un cimetière silencieux.
Oh, si je pouvais me réveiller de cette mauvaise nuit
Pour trouver le son de ta voix, ferme, posé, mélodieux,
Mais je n'ai en moi que tristesse, visage blafard, et ennui.

Je me souviens de ces nuits torrides, de ce plaisir absolu,
Aujourd'hui, les yeux humides et tristes, de l'amour je suis revenu.

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